juillet 2020

juillet 2020 6 juillet. Paris.

 

7 juillet. Paris.

 

9 juillet. Paris.

10 juillet. Paris.

12 Juillet. Paris.

12 Juillet. Paris.

14 Juillet. Quiberon.

20 Juillet. Italie.

23 Juillet. Alpes maritimes.

23 Juillet. Alpes maritimes.
24 Juillet. Alpes maritimes.

24 Juillet. Alpes maritimes.

25 Juillet. Alpes maritimes.

25 Juillet. Alpes maritimes.

27 Juillet. Alpes maritimes.

28 Juillet. Alpes maritimes.

28 Juillet

29 Juillet. Alpes maritimes.

29 Juillet. Alpes maritimes.
JUILLET 2020
(Mars 2020, mois où un confinement s’est mis en place en France lié au Covid 19.)

Je suis restée à Paris privée de liberté dans une ambiance anxiogène et au bout d’un mois j’ai rejoint la province en Loire-atlantique pour un autre confinement mais cette fois-ci, j’étais plus proche de la Nature.

Paris était devenue une ville silencieuse, peu de personnes dans les rues. Les mots s’évaporaient dans l’air. Ils étaient étouffés par les écharpes posées sur les bouches.

L’arbre en face de ma fenêtre me montrait la présence du printemps, les fleurs naissantes s’étiraient dans un rose magnifique.

Les amis étaient là, à distance, leurs voix étaient présentes, les corps étaient absents. Je ressentais une tension pour chacun.

Le silence était troublant.

J’appartiens à cette famille d’artistes qui ont été dans l’incapacité de créer pendant cette période.

Mon esprit n’était pas assez libre.

Pour créer, j’ai besoin de mouvements, de libertés, de rencontres, de bruits, de silences, de déplacements.

La série Juillet 2020 a débuté à Paris, elle est tout à la fois un témoignage, un catalogue émotionnel de mon être, un carnet photographique de mes déplacements vers le sud de la France jusqu’en Italie.

Les traces du confinement et du déconfinement sont palpables : tension vers un relâchement ; image à distance, image à travers, image révélée, image voilée, image dévoilée, image floutée ; inquiétante étrangeté, beauté de la nature et des êtres.

Jeu de va-et-vient de cette distanciation physique : s’éloigner, se rapprocher, défendre la liberté.

L’esprit et le regard se libèrent.

Le fil de l’écriture de ce travail est tout simplement le plaisir, le désir de célébrer les êtres, les choses et la nature, là où mon regard s’arrête.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nolwenn GLEVAREC  © Copyright 2020. All Rights Reserved .